Réunie en conférence de presse le 24 juillet 2026 à Yaoundé, l’ONG a réaffirmé sa mission humanitaire et sa volonté de se conformer aux directives de l’État énoncées par le Minat, Paul Atanga Nji.

Le ton est à l’apaisement à la WCAHR-UN. En ligne de mire, répondre à la mise en garde du Ministre de l’Administration Territoriale, (MINAT), sur le port d’uniformes et d’insignes par certaines ONG. Le message du WCAHR-UN est sans équivoque : pas de confusion, pas de défiance, mais une volonté claire de se mettre en règle. L’ONG n’a pas pris de temps à réagir afin de montrer toute sa bonne foi et surtout de renouveler son envie de continuer de travailler selon les prescriptions des pouvoirs publics.

Pour la WCAHR-UN, il fallait réagir vite. « Nous rejetons catégoriquement toute idée selon laquelle nous entretiendrions la confusion. Nous ne sommes pas l’armée et nous ne prétendons pas l’être » a déclaré le Colonel Liboire Tsana, coordonnateur CEMAC et Directeur Exécutif du WCAHR-UN. Selon lui, la mise en garde du MINAT est légitime dans un contexte sécuritaire sensible. L’ONG dit l’avoir comprise et entend se soumettre à l’injonction de l’État afin que le Ministre apprécie et prenne la décision qui s’impose.

Parlant de la confusion qui est entretenue  au travers des insignes et attributs, Liboire Tsana a dit qu’à la WCAHR-UN, le titre Commandant ou Colonel est souvent un grade honorifique interne à l’ONG. Il existe aussi le titre de Chaplain à ceux qui ont un rôle de soutien moral et spirituel aux équipes et aux populations ; médiateur de paix dans les communautés ; porteur du message de cohésion sociale. Les responsables sont à la fois cadre dirigeant et référent pour les valeurs, la paix, et l’accompagnement moral des équipes.

Du côté du bureau national, Ange Sama, coordonnateur national, Délégué pour la région du Centre et porte-parole, abonde dans le même sens : « Nos accoutrements servent uniquement à identifier nos équipes sur le terrain lors des campagnes. Ils ne sauraient se rapprocher de ceux des corps habillés de la République », a-t-il signifié.

Devant la presse, les responsables de la WCAHR-UN ont tenu à rassurer. « Nous nous engageons à exercer nos activités dans le strict respect des lois de notre pays. Cet engagement n’a jamais été remis en cause », a martelé Liboire Tsana. L’ONG dit comprendre la vigilance du Gouvernement aujourd’hui,  qui doit  prendre toutes les mesures pour préserver la sécurité nationale. La WCAHR-UN, a exigé au gouvernement  de faire le tri dans le secteur des ONG. «Il existe dans le secteur des ONG comme dans tous les secteurs, des brebis galeuses dont les comportements foulent au pied la loi. Elles doivent être sanctionnées », a indiqué le Colonel Liboire Tsana. La position de l’ONG est donc claire : collaboration totale avec l’administration pour que toute la lumière soit faite.

L’occasion était aussi de rappeler qui est la WCAHR-UN. Il s’agit d’une ONG internationale de plaidoyer et de sensibilisation, présente dans plusieurs pays. Sa mission est de promouvoir la culture de la paix, défendre les droits de l’homme, renforcer la cohésion sociale et prévenir les conflits. Au Cameroun, l’organisation est connue pour ses descentes de proximité, ses séminaires de formation, ses marches pacifiques et son appui aux couches vulnérables. « Nous sommes des messagers de paix. Notre tenue n’est pas un uniforme de souveraineté, c’est un outil de visibilité pour nos campagnes », a explicité le Commandant Ange Sama.

Pour tourner définitivement la page, la WCAHR-UN a annoncé 3 mesures concrètes : Révision complète de sa charte vestimentaire afin de lever toute ambiguïté ; soumission des nouveaux insignes et tenues à l’appréciation du MINAT ; poursuite des activités en conformité avec la réglementation en vigueur. « Nous respectons l’autorité de l’État. Notre seule ambition est de continuer à servir les populations en toute légalité », a réitéré Ange Sama.
Avec cette sortie, la WCAHR-UN a choisi la voie du dialogue. Loin de la polémique, l’ONG réaffirme ses fondamentaux : une organisation de paix, apolitique, qui travaille en appui à l’État et non à sa place. En se disant prête à se conformer, la WCAHR-UN veut préserver son espace d’action et continuer sa mission : sensibiliser les populations pour un Cameroun et un monde plus apaisés.

Les critères de sélection pour l’adhésion au sein de cette organisation ne sont pas en reste. Ne peut être membre de la WCAHR-UN que toutes personnes physiques et morales des deux sexes:

  • Jeunes ayant au moins un baccalauréat.
  • Adultes: pasteurs, juristes de nonne moralité…                                                               

Il faut noter que, cette sélection passe par une enquête de moralité et plusieurs autres tests

Suzanne Maah

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