Réunis le 26 août 2026 à Ebolowa, les ingénieurs et l’entreprise ICM Construction Ltd ont planché sur un point crucial : comment faire pour que la future route nationale améliore la vie des riverains, et pas seulement le transit des camions ? Au cœur des discussions : le giratoire de Mboamanga et la traversée d’Adjap.
La route Ebolowa-Akom II-Kribi n’est pas qu’un tronçon de bitume de 179 km entre le Sud et la mer. C’est la route de l’émergence, celle qui doit enfin désenclaver les villages forestiers, évacuer le cacao, le bois et les vivres, et relier Ebolowa au port de Kribi en 2h30 au lieu de 6 heures.
Mais une route qui traverse une localité sans penser à ses habitants est une route qui coupe un village en deux. C’est précisément pour éviter cela que la réunion technique du 26 août 2026 s’est tenue.
À Mboamanga, un giratoire pensé pour la sécurité, pas seulement pour la circulation.
Au PK fin à Mboamanga, porte d’entrée de Kribi, un giratoire est prévu. L’entreprise ICM Construction Ltd a proposé un aménagement. La proposition a été validée sur le principe par le Maître d’ouvrage, mais avec une exigence forte : aller plus loin dans l’étude en phase Avant-Projet Détaillé (APD) et proposer une variante en carrefour en T.
Mboamanga, c’est le bien-être
Cette route fait la joie des populations. Ceci tourne autour de plusieurs points :

– Sécurité des piétons et des motos-taxis : Un giratoire mal dimensionné à l’entrée d’une ville comme Kribi est un piège mortel. L’étude APD doit garantir une lisibilité parfaite et des passages sécurisés.
– Fluidité de la vie locale : Il ne faut pas que les habitants de Mboamanga fassent 2 km pour traverser la route pour aller au champ. Le carrefour doit servir le local autant que le transit national.
La route ne doit pas bloquer l’accès à l’école et au dispensaire
C’est le point le plus sensible et le plus humain de la réunion. À Adjap, la nationale traverse le cœur de l’agglomération. Deux équipements vitaux sont directement concernés : le Centre de Santé Intégré et l’École Publique.
Deux variantes d’aménagement de la traversée d’Adjap ont été examinées :
– Ralentisseurs et trottoirs larges
– Zones de traversée sécurisées et accès directs préservés aux équipements
L’objectif est clair : aucun équipement socio-collectif ne doit devenir inaccessible à cause de la route. La suite des études permettra d’arrêter la meilleure solution, celle qui privilégie la vie de la population d’Adjap.
Pendant que les ingénieurs affinent les plans à Ebolowa, à Akom II, le concret a commencé. Et là aussi, c’est du bien-être local :
– Base-vie et base technique : Nettoyage des sites, aménagement des accès. Ce sont déjà des emplois de manœuvres, de maçons, de conducteurs d’engins pour les jeunes d’Akom II.
– Production des matériaux : Les carrières et concasseurs qui s’installent, ce sont des revenus pour les communautés et des matériaux qui ne seront plus importés de loin.
– Maintien de la circulation : L’entreprise ICM assure déjà la praticabilité de l’ancienne piste. Les taxis-brousse et les motos continuent de passer. La vie ne s’arrête pas pendant les travaux.
Des investigations complémentaires sont également en cours sur les anciens petits ponts et dalots. Chaque point singulier est étudié pour éviter les inondations qui, chaque année, coupaient des villages et détruisaient des plantations.
En résumé, la route Ebolowa-Akom II-Kribi ne sera pas une autoroute qui survole les villages. Elle sera une route qui s’arrête à Adjap pour laisser passer les écoliers, qui contourne avec respect Mboamanga, et qui, à Akom II, donne déjà du travail.
C’est la vision du Ministère des Travaux Publics : une infrastructure qui transporte à la fois des tonnes de marchandises et du bien-être pour les populations.
Tjang Frida