Éditorial du 5 août 2026 signé par le Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Guemo, DIVCOM-MINDEF.

Dans le calendrier des événements de portée nationale, le lundi 07 septembre 2026 retient particulièrement l’attention, parce qu’il marque le retour des élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire sur le chemin de l’école. Déjà pour la communauté éducative, l’heure des préparatifs a sonné. Pendant que les parents déploient des trésors d’ingéniosité pour subvenir aux besoins de leur progéniture, les enseignants de leur côté, apprêtent les établissements et révisent leurs leçons.

Les agences de voyage ne sont pas en marge de cette effervescence. Parents, enseignants, transporteurs, libraires, tous œuvrent de concert pour assurer la meilleure rentrée scolaire possible à ce Cameroun en devenir que sont nos enfants.

Malheureusement, des courants réfractaires, appelons-les forces du mal, ont résolu de s’inscrire en porte-à-faux de ce mouvement national. Par la diffusion de discours menaçants et mensongers, par la perpétration d’actes de violence aveugle, par la distillation de la peur, les apôtres de l’obscurantisme s’acharnent à saboter cette noble entreprise qu’est le retour de nos enfants sur les bancs du savoir.

Voici quelque temps déjà que ces génocidaires de notre population juvénile, ambitionnent de plonger et maintenir dans le carcan de l’ignorance la plus ténébreuse, c’est-à-dire dans la plus noire misère, nos enfants, produits de notre vigueur, espoir de notre régénération. Quelques années déjà que ces exterminateurs de notre vivier scientifique, s’échinent à détruire méthodiquement notre pays le Cameroun, à diviser notre peuple, à distordre la mémoire de notre histoire, à effacer notre culture multimillénaire.

En de pareilles circonstances, l’éducation devient une planche de salut, un enjeu existentiel. Tous les parents soucieux de ménager des lendemains qui chantent pour leurs enfants, se doivent donc de se réapproprier leur pouvoir de décision : la décision de se joindre à l’irrésistible mouvement d’ensemble national qui fait converger nos enfants vers la noble école. Dans cette bataille pour la quête de la connaissance, l’Etat prendra ses responsabilités, toutes ses responsabilités. A chacun d’assumer les siennes.

Dans un peu moins de 48 heures donc, les portes de l’école vont s’ouvrir pour le compte de l’année scolaire 2026/2027. Encore une année scolaire qui frappe à nos portes, encore des chances qui se présentent. Permettons à nos enfants de jouir de leur droit inaliénable à l’éducation. Ce droit est non négociable, et personne au monde, ni aucune raison, ni aucun prétexte n’est susceptible d’en contester la prépondérance.

En laissant nos enfants aller à l’école. En envoyant nos enfants à l’école, nous leur offrons l’opportunité d’un épanouissement harmonieux. Nous mettons entre leurs mains la clef du succès et de la réussite, parce que seule l’éducation ouvre les portes du bonheur. Donnons-leur des livres et des crayons pour apprendre à construire, et pas des fusils et des canons pour détruire leur vie, la société et l’humanité.

Responsables politiques, autorités traditionnelles et religieuses, organisations de la société civile, leaders d’opinion, citoyens de la ville et de la campagne, le devenir du Cameroun est de notre responsabilité. Bâtir le devenir de nos enfants est notre devoir le plus sacré. L’éducation ne peut attendre. Nos enfants s’impatientent. Alors, ce lundi 07 septembre 2026, tous pour l’école, tous à l’école !
Sachons donc rester patriotes,
Sachons aimer le Cameroun,
Sachons définitivement rester patriotes.

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